Le genou est une articulation puissante, mobile et très sollicitée. Il permet de marcher, de monter les escaliers, de courir, de s’accroupir, puis de se relever. Son fonctionnement repose sur une organisation précise entre les os, le cartilage, les ménisques, les ligaments et les muscles.
Quand on parle des os du genou, on pense souvent uniquement au fémur et au tibia. En réalité, l’articulation du genou met aussi en jeu la rotule, appelée patella, et entretient des rapports étroits avec le péroné, aujourd’hui appelé fibula. Comprendre cette anatomie aide à mieux situer une douleur, une fracture, une arthrose ou une instabilité.
Quels sont les os qui composent le genou ?
Le genou se situe entre la cuisse et la jambe. Il relie principalement l’extrémité inférieure du fémur à l’extrémité supérieure du tibia. Ces deux os forment l’articulation fémoro-tibiale, qui supporte la majeure partie du poids du corps. À l’avant, la rotule glisse contre le fémur dans une zone appelée articulation fémoro-patellaire.
La fibula, ou péroné, se trouve sur le côté externe de la jambe. Elle ne participe pas directement à la surface principale de l’articulation du genou, mais elle reste importante pour certaines insertions ligamentaires et musculaires. Le genou n’est donc pas une simple charnière. C’est une articulation complexe, conçue pour associer stabilité, mobilité et résistance aux contraintes du quotidien.

Le fémur : l’os de la cuisse qui guide le mouvement
Le fémur est l’os de la cuisse. Son extrémité inférieure forme deux reliefs arrondis appelés condyles fémoraux. Ces condyles reposent sur le tibia et permettent les mouvements de flexion et d’extension du genou. Leur forme n’est pas parfaitement circulaire. Elle permet au genou de plier, de se tendre et d’effectuer de légères rotations contrôlées.
La surface des condyles est recouverte de cartilage. Ce tissu lisse facilite le glissement entre les os et limite les frottements. Lorsque ce cartilage s’use, l’os peut devenir plus exposé aux contraintes. C’est l’un des mécanismes de l’arthrose du genou. Le fémur joue donc un rôle mécanique central, autant dans la marche lente que dans les activités plus exigeantes comme la course ou les changements de direction.
Le tibia : l’os porteur du genou
Le tibia est l’os principal de la jambe. Sa partie supérieure forme le plateau tibial, sur lequel viennent s’appuyer les condyles du fémur. Cette zone reçoit une grande partie du poids du corps à chaque pas. Elle est donc soumise à des pressions importantes, notamment lors de la descente des escaliers, du port de charges ou des sports avec impacts.
Le plateau tibial accueille aussi les ménisques, qui améliorent la congruence entre le fémur et le tibia. Les ligaments croisés s’insèrent également dans cette région. Une fracture du plateau tibial n’est donc jamais un simple trait osseux. Elle peut toucher le cartilage, modifier l’axe du membre ou perturber la stabilité du genou. C’est pourquoi une douleur importante après traumatisme doit conduire à un examen médical précis.
La rotule : un petit os au rôle mécanique majeur
La rotule, ou patella, est un os situé à l’avant du genou. Elle est intégrée dans le tendon de l’appareil extenseur, entre le muscle quadriceps et le tendon rotulien. Son rôle est simple à comprendre : elle augmente l’efficacité du quadriceps pour tendre le genou. Sans rotule, l’extension serait moins puissante et moins précise.
La face profonde de la rotule est recouverte de cartilage. Elle glisse dans une gouttière située à l’avant du fémur. Lorsque ce glissement est perturbé, des douleurs peuvent apparaître à l’avant du genou, surtout dans les escaliers, en position assise prolongée ou lors des squats. Ces douleurs ne signifient pas toujours une lésion grave, mais elles méritent une analyse si elles persistent.
La fibula ou péroné : un os discret, mais utile
La fibula, anciennement appelée péroné, est un os fin situé sur le côté externe de la jambe. Son extrémité supérieure forme la tête fibulaire, palpable sous le côté externe du genou. Contrairement au tibia, elle ne porte pas directement le poids du corps dans l’articulation principale du genou.
Son rôle reste réel. La tête de la fibula sert de point d’insertion à plusieurs structures, notamment le ligament collatéral latéral et le tendon du biceps fémoral. Une douleur externe du genou peut parfois venir de cette région. Elle peut être liée à un traumatisme, une irritation tendineuse ou une atteinte ligamentaire. En cas de doute, consulter un chirurgien du genou à Paris permet de distinguer une douleur osseuse, tendineuse ou articulaire.
Comment les os du genou travaillent-ils ensemble ?
Les os du genou ne fonctionnent jamais seuls. Le fémur, le tibia et la rotule sont recouverts de cartilage. Les ménisques répartissent les charges. Les ligaments contrôlent les mouvements anormaux. Les muscles guident l’articulation et absorbent une partie des contraintes. Chaque élément a un rôle précis. Quand l’un d’eux souffre, l’équilibre global du genou peut être modifié.
Les principaux mouvements du genou sont :
- la flexion, lorsque le genou se plie ;
- l’extension, lorsque la jambe se tend ;
- les rotations légères, surtout lorsque le genou est fléchi ;
- le glissement de la rotule, qui accompagne l’action du quadriceps.
Cette mécanique explique pourquoi une atteinte osseuse peut provoquer des symptômes variés : douleur, gonflement, blocage, perte de mobilité ou sensation d’instabilité. Le siège exact de la douleur donne souvent une première orientation, mais il ne suffit pas toujours à poser un diagnostic fiable.

Quelles sont les principales atteintes osseuses du genou ?
Les os du genou peuvent être concernés par plusieurs pathologies. Les fractures touchent surtout la rotule, le plateau tibial ou les condyles fémoraux après une chute, un accident ou un traumatisme sportif. L’arthrose correspond à une usure progressive du cartilage, avec une souffrance secondaire de l’os situé juste dessous. Certaines déformations, comme le genu varum ou le genu valgum, modifient aussi la répartition des pressions dans l’articulation.
Une douleur osseuse persistante, une gêne qui augmente, un gonflement répété ou une difficulté à marcher ne doivent pas être banalisés. Le genou est une articulation tolérante au début, puis beaucoup moins lorsque les lésions s’installent. Un examen clinique, complété si besoin par une radiographie, une IRM ou un scanner, permet d’identifier précisément la structure atteinte et d’adapter le traitement.





