L’arthrose du genou correspond à une usure progressive du cartilage qui recouvre les surfaces articulaires. Ce phénomène est fréquent avec l’âge, mais il ne se résume pas à un simple vieillissement. Chez certains patients, il devient douloureux, limitant les mouvements et la marche.
Comprendre cette pathologie permet de reconnaître les premiers signes et d’adapter les traitements. L’objectif est simple : préserver la fonction du genou le plus longtemps possible, avec des solutions adaptées à chaque stade.
Comprendre l’arthrose du genou
Le genou est une articulation complexe. Le cartilage agit comme un amortisseur, permettant un mouvement fluide entre le fémur et le tibia. Dans l’arthrose, ce cartilage s’amincit progressivement. La surface devient irrégulière, les frottements augmentent, et la douleur apparaît.
Ce processus n’est pas toujours linéaire. Certains patients présentent une usure modérée sans douleur, d’autres développent des symptômes précoces. L’arthrose n’est donc pas uniquement une image sur une radiographie. C’est une combinaison entre des lésions visibles et un ressenti fonctionnel.
Quels sont les symptômes de l’arthrose du genou ?
Le signe principal est une douleur dite mécanique. Elle apparaît à la marche, lors des montées ou descentes d’escaliers, puis diminue au repos. Cette douleur peut être diffuse ou localisée, souvent à l’intérieur du genou.
- raideur matinale brève
- gêne à la flexion
- sensation de blocage ou d’accrochage
- gonflement intermittent
La perte de mobilité est progressive. Le patient adapte ses mouvements sans toujours s’en rendre compte. C’est souvent à ce stade que la consultation devient nécessaire.
Comment évolue l’arthrose du genou ?
L’évolution est généralement lente. Elle s’étend sur plusieurs années, parfois plusieurs décennies. Le cartilage ne se régénère pas spontanément. Une fois abîmé, il continue à se dégrader, à un rythme variable selon les patients.
Cette évolution se fait par phases. Des périodes relativement stables alternent avec des poussées douloureuses. Ces épisodes peuvent être déclenchés par un effort inhabituel ou survenir sans cause évidente. Lorsque la douleur devient persistante ou que la marche est limitée, il est raisonnable de consulter un chirurgien du genou à Paris pour évaluer la situation.
Les facteurs de risque à connaître
Plusieurs éléments favorisent l’apparition ou l’aggravation de l’arthrose du genou. L’âge reste le facteur le plus fréquent, mais il n’explique pas tout.
Le surpoids augmente les contraintes sur l’articulation. Les traumatismes anciens, comme une rupture du ligament croisé ou une méniscectomie, modifient l’équilibre du genou. Certaines anomalies d’axe, comme un genou en varus ou en valgus, accélèrent également l’usure.
L’activité physique joue un rôle ambivalent. Elle est bénéfique lorsqu’elle est adaptée. En revanche, des contraintes répétées et excessives peuvent accélérer le processus arthrosique.
Les traitements non chirurgicaux
Le traitement initial repose sur des mesures simples. L’objectif est de réduire la douleur et de maintenir la mobilité. Les antalgiques et anti-inflammatoires sont utilisés de manière ponctuelle, en fonction des symptômes.
Les infiltrations, notamment d’acide hyaluronique ou de corticoïdes, peuvent apporter un soulagement temporaire. La kinésithérapie est essentielle. Elle vise à renforcer les muscles autour du genou et à améliorer la stabilité.
L’adaptation du mode de vie reste centrale. Perte de poids, activité physique régulière et choix d’exercices adaptés permettent souvent de ralentir l’évolution et de mieux contrôler la douleur.

Les traitements chirurgicaux modernes
La chirurgie est envisagée lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus. La décision repose sur un ensemble de critères : douleur persistante, limitation fonctionnelle et impact sur la vie quotidienne.
La prothèse totale du genou est aujourd’hui une solution fiable. Elle consiste à remplacer les surfaces articulaires usées par des implants. Les techniques actuelles sont standardisées, précises, et permettent une récupération progressive dans de bonnes conditions.
Dans certains cas plus localisés, des interventions conservatrices peuvent être proposées. Le choix dépend toujours de l’âge, du niveau d’activité et du type d’atteinte. Chaque indication doit être posée avec précision.





