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Fracture du genou : types, diagnostic et parcours de rééducation post-traumatique

Fracture du genou : types, diagnostic et parcours de rééducation post-traumatique

Août 5, 2026 | Articles

Une fracture du genou n’est pas une lésion unique. Ce terme regroupe en pratique plusieurs fractures situées autour de l’articulation, notamment la rotule, le plateau tibial ou l’extrémité inférieure du fémur. Le contexte est presque toujours traumatique, après une chute, un accident de sport ou un choc direct.

Chez un patient qui présente une douleur importante, un gonflement rapide, une difficulté d’appui ou une impossibilité à tendre complètement la jambe, l’enjeu est de ne pas banaliser le traumatisme. Le diagnostic précis conditionne le traitement, l’immobilisation, la nécessité d’une chirurgie éventuelle et la qualité de la récupération fonctionnelle.

Ce que l’on appelle réellement une fracture du genou

Le genou est une articulation complexe. Lorsqu’on parle de fracture du genou, on peut décrire une fracture de la rotule, une fracture du plateau tibial ou une fracture de la partie basse du fémur. Ces lésions n’ont pas la même gravité, ni les mêmes conséquences. Certaines respectent l’alignement articulaire et peuvent être traitées sans chirurgie. D’autres déplacent la surface articulaire, menacent la stabilité du genou ou perturbent le système d’extension, c’est-à-dire la capacité à lever et tendre la jambe.

Cette distinction est importante, car les douleurs et le gonflement peuvent se ressembler au début. Un patient peut dire simplement qu’il a « le genou cassé », alors que les enjeux sont très différents selon l’os atteint, le déplacement des fragments et l’état des tissus autour. Une fracture articulaire mal réduite expose davantage au risque de raideur, de douleur persistante et d’arthrose post-traumatique. C’est pour cette raison qu’il faut raisonner au cas par cas, sans résumer toutes les fractures du genou à une même situation.

Ce que l'on appelle réellement une fracture du genou

Quels signes doivent faire suspecter une fracture

La fracture survient le plus souvent après un traumatisme net : chute sur le genou, torsion violente, accident de circulation, réception ratée ou choc direct pendant une activité sportive. La douleur est souvent immédiate, avec un genou rapidement gonflé. Selon la lésion, le patient peut conserver un appui partiel ou, au contraire, ne plus pouvoir marcher du tout. Une impotence importante, une déformation visible ou l’impossibilité de tendre la jambe doivent faire suspecter une atteinte plus sérieuse.

Il faut aussi prêter attention au délai d’apparition du gonflement. Un épanchement rapide après traumatisme évoque une lésion intra-articulaire. Un hématome étendu, des ecchymoses ou une douleur très localisée à la palpation orientent aussi le diagnostic. En pratique, certains patients arrivent encore à faire quelques pas malgré une fracture, notamment lorsque le déplacement est limité. L’appui conservé n’exclut donc pas une lésion osseuse. C’est la combinaison du mécanisme, des symptômes et de l’examen qui doit guider la suite.

Comment le diagnostic est confirmé

Le premier examen utile reste la radiographie. Elle permet de visualiser la majorité des fractures, leur siège et leur déplacement. Lorsque la fracture touche la surface articulaire, que le trait est complexe ou que plusieurs fragments sont suspectés, un scanner est souvent demandé pour préciser l’anatomie lésionnelle. Il aide à décider si un traitement orthopédique suffit ou si une réduction chirurgicale est préférable pour restaurer une articulation la plus régulière possible.

L’examen clinique garde toutefois une place centrale. Il recherche une douleur osseuse précise, un épanchement, une perte d’extension active, une laxité associée ou un risque cutané. Dans certaines fractures du plateau tibial, il faut aussi vérifier les parties molles, car le genou peut paraître peu déformé alors que la lésion articulaire est réelle. L’IRM n’est pas systématique au départ. Elle peut devenir utile secondairement si l’on suspecte une atteinte méniscale, ligamentaire ou cartilagineuse associée, mais elle ne remplace pas les examens osseux initiaux.

Quand un traitement sans chirurgie est possible

Un traitement orthopédique peut être proposé lorsque la fracture est stable, peu ou pas déplacée, et que l’alignement articulaire reste satisfaisant. Il repose sur une immobilisation adaptée, parfois avec attelle ou orthèse, associée à des consignes d’appui précises. L’objectif est de permettre la consolidation sans laisser les fragments se déplacer secondairement. Cette solution peut convenir à certaines fractures de rotule non déplacées ou à certaines fractures autour du genou lorsque la stabilité est jugée suffisante.

La chirurgie devient en revanche plus probable lorsqu’il existe un déplacement, une discontinuité de la surface articulaire, une perte d’extension active, une instabilité ou une fracture ouverte. Le but n’est pas d’opérer systématiquement, mais de replacer correctement les fragments quand la consolidation spontanée exposerait à un mauvais résultat. La décision dépend donc de critères anatomiques et fonctionnels précis. Dans les suites, chirurgie ou non, la qualité du protocole de rééducation compte presque autant que le traitement initial lui-même.

Quand un traitement sans chirurgie est possible

Les premiers jours et la rééducation comptent beaucoup

Les premiers jours servent à contrôler la douleur, le gonflement et à protéger la fracture. Le repos relatif, la glace, la surélévation et le respect strict des consignes d’appui sont essentiels. L’immobilisation ne signifie pas inactivité complète. Selon le type de fracture, des mouvements encadrés peuvent être introduits progressivement pour limiter la raideur, préserver l’extension et éviter une fonte musculaire trop importante. La récupération du quadriceps est un point majeur, surtout après une fracture de rotule ou une immobilisation prolongée.

Quelques repères simples doivent être respectés :

  • ne pas reprendre l’appui libre sans validation médicale
  • surveiller une augmentation du gonflement ou de la douleur
  • protéger la cicatrice et l’orthèse s’il y a eu une chirurgie
  • commencer la rééducation au bon moment, ni trop tôt ni trop tard
  • travailler en priorité l’extension, la souplesse et la force du quadriceps

À quel moment faut-il consulter rapidement

Après un traumatisme du genou, certains signes imposent une évaluation rapide : impossibilité d’appui, genou déformé, douleur très importante, gonflement massif, plaie, perte de sensibilité, pied froid ou impossibilité de tendre la jambe. Même en l’absence de déformation, un genou très douloureux avec blocage ou gonflement rapide ne relève pas d’une simple surveillance domestique. Il faut alors confirmer le diagnostic et vérifier qu’une fracture ou une autre lésion articulaire sérieuse n’est pas en cause.

Une fracture du genou bien prise en charge peut évoluer favorablement, mais la récupération n’est pas immédiate. Elle dépend du type de fracture, du traitement retenu et de la qualité de la rééducation. Lorsqu’un avis spécialisé est nécessaire, l’évaluation par un chirurgien du genou à Paris permet de préciser la conduite à tenir, le calendrier d’appui, l’intérêt d’une chirurgie éventuelle et les objectifs réalistes de reprise des activités.

Auteur - DR DAGHER
Auteur - DR DAGHER

Le Dr Dagher est spécialisé en chirurgie du genou, avec une prise en charge des pathologies traumatiques, ligamentaires et dégénératives.
Il propose des solutions chirurgicales adaptées, fondées sur les recommandations médicales actuelles, en privilégiant une approche précise, fonctionnelle et centrée sur le patient.

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